The Myth of the Indian here before us:  A Reply from Quebec

Source:  “Le mythe de « ’Indien ici avant nous autres»” by Jacques Noël, published on Vigile.net December 25, 2009.  The views on the Constitution expressed in this article are not necessarily those of the ALLIANCE.  The main benefit of the piece is a rigorous analysis of demographics and historical occupation of land in Quebec.

From the National Library and Archives of Canada

From the National Library and Archives of Canada

The Myth of the Indian here before us:
A Reply from Quebec

Le mythe de «L’Indien ici avant nous autres»

By Jacques Noël

EXCLUSIVE ENGLISH TRANSLATION
FOR THE ALLIANCE OF THE FOUNDING PEOPLES OF CANADA
AU PROFIT DE L’ALLIANCE DES PEUPLES CONSTITUANTS DU CANADA
 

Un babyboom?

A babyboom?

En 2000, on était rendu à 77,837 d’enregistrés et au recensement de 2006, Statistique Canada montait le nombre d’habitants «ayant déclaré une identité autochtone à 108,300»!  La multiplication des plumes…  «En 1986, on avait dénombré 49,325 autochtones pure laine alors que cinq ans plus tard, leur nombre était passé à 65,405» (Le Soleil, 31 mars 1991, Ottawa, PC)

In 2000, there were 77,837 registrants and in the 2006 census, Statistics Canada put the number of inhabitants “who declared an Aboriginal identity at 108,300”!  The multiplication of feathers…  “In 1986, there were 49,325 pure-blood natives while five years later, their number had increased to 65,405” ( Le Soleil , March 31, 1991, Ottawa, PC)

Babyboom sur les réserves?  Non, crise d’Oka.  Que viennent faire les Indiens dans le dogme de l’immigration?  C’est qu’entre l’immigrant, qui nous dit que le pays appartient à tous ceux qui l’habitent, sous prétexte qu’il y vit et y travaille, et l’Indien, qui nous dit que ce pays lui appartient sous prétexte qu’il était là en premier et que nous sommes tous des immigrants qui lui avons volé sa terre, il y en a un des deux qui a tort.  Et nous  – les cocus qui n’existons plus, coincés entre un nationalisme full territorial  et un nationalisme full  ethnique.

Babyboom on the reserves?  No, Oka crisis.  Where are the Indians in the dogma of immigration?  Between the immigrant, who tells us that the country belongs to everyone who lives here, on the pretext that he lives and works here, and the Indian, who tells us that this country belongs to him under pretext that he was here first and that we are all immigrants who stole his land from him, one of the two is wrong.  And we – the cuckolds who no longer exist, are wedged between a full territorial nationalism and a full ethnic nationalism.

Depuis une quinzaine d’années, on nous impose le nationalisme territorial, le nationalisme civique du multiculturalisme à Trudeau, version rives du St-Laurent, appelée “inter-culturalisme” dans les beaux salons de M. Taylor.  «Est Québécois qui vit au Québec», nous dit sans cesse la marotte.  Plus de Québécois (dans le sens ethnique du terme), plus de Canadiens-français (le Bloc, dans une période de dérive qui n’est pas s’en rappeler celle des Khmers rouges qui voulaient irradier totalement la culture cambodgienne pour faire un homme nouveau, prônait même leur abandon total!), plus de francophones.  On est tous, par la magie de l’air ambiant, Québécois que l’on vienne de Port-au-Persil ou de Port-au-Prince.  Autant on cache, nie, annihile nos racines devenues mystérieusement honteuses devant la nouvelle visite, autant en même temps on vénère le nationalisme ethnique des Indiens, un nationalisme extrême, basé sur le sang, sur des théories raciales qui feraient jouir bien des Nazis.

For the past fifteen years, territorial nationalism has been imposed upon us:  the civic nationalism of multiculturalism à la Trudeau, the ‘shores of the St. Lawrence’ version called “interculturalism” in Mr. Taylor’s fine salons.  “A Quebecer is someone who lives in Quebec,” groupies of the fad tell us over and over.  No more Quebecers (in the ethnic sense of the term), no more French Canadians (the Bloc, in a period of decline, cannot remember that of the Khmer Rouge who wanted to completely eradicate Cambodian culture to make a new man, even advocated their total self-annihilation!), no francophones.  We are all, by the magic of the surrounding air, Quebecers whether we come from Port-au-Persil or from Port-au-Prince.  As much as we hide, deny, annihilate our roots which have become mysteriously shameful confronted by the new arrivals, at the same time we venerate the ethnic nationalism of the Indians, an extreme nationalism, based on blood, on racial theories which would delight many a Nazi.

Les Indiens, alias les Amérindiens, alias les Premières nations, alias les Sauvages d’antan, forment à peine un pour-cent de la population du Québec, divisés en onze tribus ancestrales, élevées pompeusement au rang de nations par René Lévesque, dispersées sur 56 réserves.  Alors que le Québec n’est toujours pas reconnu offciellement comme nation par le Canada (du moins dans la Constitution, les Communes n’ont passé qu’une simple motion, rejetée par 80% de la population dans le ROC) et que le blocage est total, le Gouvernement de René Lévesque avait reconnu, en 1985, 11 nations autochtones au Québec!  Même les Malécites – 681 unités bien comptées – ont eu droit au statut de nation!  Bienvenue chez les complexés de l’identité, plus catholiques que pape!

A voir:  documentation.

The Indians, alias the Amerindians, alias the First Nations, alias the Savages of yesteryear, form barely one percent of the population of Quebec, divided into eleven ancestral tribes, raised pompously to the rank of nations by René Lévesque, scattered over 56 reservations.  While Quebec is still not officially recognized as a nation by Canada (at least not in the Constitution, the Commons only passed a simple motion, rejected by 80% of the population in the ROC) and the freeze-out is total, the Government of René Lévesque recognized, in 1985, 11 indigenous nations in Quebec!  Even the Maliseet – 681 individuals all totalled – were entitled to nation status!  Welcome to the complexities of identity, more Catholic than Pope!

See:  Documentation.

Avant Oka, les Indiens n’existaient pas.  Depuis, ils sont devenus incontournables.  En un été à peine, ils nous ont surtout prouvé qu’en faisant preuve de courage, de détermination, en n’hésitant pas à braver l’autorité, à s’en moquant totalement, en cherchant des appuis à l’étranger, en mentant effrontément, on pouvait faire avancer sa cause rapidement face à des pleutres et des naïfs.

Before Oka, Indians did not exist.  Since then, they have become essential.  In just one summer, they above all proved to us that by showing courage, determination, by not hesitating to defy authority, by making fun of it, by seeking support abroad, by lying brazenly, one could advance his cause quickly in the face of cowards and the naive.

Bien que peu nombreux, généralement pauvres, démunis et aux prises avec de terribles problèmes sociaux, les Indiens sont parvenus à recueillir plus de sympathies internationales à Oka que les Québécois en 50 ans d’affirmation nationale.  La recette?  La même que les femmes, les Noirs, les gays :  jouer à fond la carte de l’opprimé.  L’ajouter quelques gadgets idéologiques à la mode comme l’écologie et la spiritualité.  Pis courir tous les forums internationaux (avec l’argent de nos taxes), répandre la nouvelle et désinformer sans gêne aucune, faute d’opposition dans la salle.  Comme Brigitte et sa peau de phoque… Tout le discours autochtone repose sur des droits historiques acquis et inaliénables qu’ils n’auraient jamais cédés aux Blancs.  «On était là les premiers, vous nous avez volé le pays, ben payez maintenant.  C’est écrit sur le traité!».  Le hic, c’est qu’il n’a pas grands traités au Québec, et qu’on était là avant eux …

Though few in number, generally poor, destitute and grappling with terrible social problems, the Indians have managed to garner more international sympathy at Oka than Quebeckers in 50 years of national affirmation.  The recipe?  The same as women, blacks, gays:  play the underdog card.  Add some fashionable ideological gadgets like ecology and spirituality.  And run to all the international forums (with money from our taxes), spread the news and misinform without embarrassment, for lack of opposition in the room.  Like Brigitte and her seal skin … The whole indigenous discourse rests on acquired and inalienable historical rights that they allege they never ceded to the Whites.  “We were there first, you stole the country from us, so pay now.  It’s written in the treaty!”.  The problem is that there were no great treaties in Quebec, and we were there before them …

Ici avant nous?

Here before us?

On n’a jamais connu d’Indiens de 400 ans, mais on connaît bien leur histoire, mieux qu’eux puisque ce sont les Pères Jésuites qui l’ont écrite, laissant un rare témoignage, précis et unique au monde pour l’époque.

For 400 years, we knew no Indians, but we know their history well, better than they themselves know it, for it was the Jesuit Fathers who wrote it, leaving a rare testimony, precise and unique in the world for that time.

D’abord à l’arrivée de nos ancêtres, le territoire était pratiquement déserté, y’avait personne qui occupait la vallée du St-Laurent sur une base continue.  (Emphasis added.)

First, when our ancestors arrived, the territory was practically deserted, there was no one who occupied the St. Lawrence Valley on an ongoing basis.  (Emphasis added.)

«Quand au début du XVIIe siècle, les Français entreprennent d’occuper pour de bon le Saint-Laurent, ils prennent place dans un territoire complètement inhabité.  Les Iroquois, qui dominaient toute la vallée au siècle précédent, ont abandonné le pays pour des raisons plus ou moins obscures.  Lors de la fondation de Québec en 1608, seuls des nomades séjournent temporairement dans les basses terres pour y chasser et y pêcher, de sorte qu’on peut conclure à l’absence de peuplement permanent.  C’est donc en terres pratiquement vierges que s’installent les premiers Français du Canada…»  (Naissance d’une population, collectif, P.2 PUF, 1987)

“When the French began to occupy the St. Lawrence for good at the beginning of the 17th century, they settled in completely uninhabited territory.  The Iroquois, who dominated the entire valley in the previous century, abandoned the country for more or less obscure reasons.  When Quebec was founded in 1608, only nomads stayed temporarily in the lowlands to hunt and fish there, so we can conclude that there was no permanent settlement.  It is therefore in practically virgin lands that the first French people settled in Canada … “(Birth of a population, collective, P.2 PUF, 1987)

«De la même manière que les épidémies européennes ont atteint l’empire inca et décimé la moitié de sa population bien avant l’arrivée de Pizarro, les épidémies ont ravagé les rives du Saint-Laurent avant que les Français ne puissent s’y installer.»  (Denys Delâge, Le pays renversé, P. 97, 1991)

“In the same way that European epidemics reached the Inca empire and decimated half its population long before the arrival of Pizarro, epidemics ravaged the banks of the St. Lawrence before the French could settle there.”  (Denys Delage, The Overturned Country, P. 97, 1991)

On a pas volé le pays à personne; on a occupé des terres vierges.  Voilà pour le territoire.

We haven’t stolen the country from anyone; we occupied virgin land.  So much for the territory.

Un peuple métissé, eux ou nous?

A mixed race, them or us?

Maintenant le mythe qu’on nous charrie c’est que les Indiens sont ethniquement purs depuis des millénaires, puisqu’ils vivaient isolés en forêt, alors que les Québécois sont métissés, puisque nos ancêtres ont forniqué avec les Sauvagesses.  Or, c’est exactement le contraire.  Les Canadiens de la Nouvelle-France sont restés, pour l’essentiel, ethniquement purs, alors que ce sont les Indiens qui ont été métissés par les Blancs!  Le métissage a atteint un sommet dans les Prairies avec les Métis, chose impensable chez les Anglais qui n’auraient jamais pensé se mélanger avec les Sauvages tellement ils les percevaient comme tels.

Now the myth that we are charged with is that the Indians have been ethnically pure for millennia, since they lived isolated in the forest, while French-Canadians (Quebecers) are mixed, because our ancestors fornicated with the Savages.  It’s just the opposite.  The Canadiens  of New France remained, for the most part, ethnically pure, while it was the Indians who were made mixed by the Whites!  Race-mixing reached a peak in the Prairies with the Métis, something unthinkable among the English who never thought of mixing with the Savages so much did they perceive them as such.

«Alors que les Espagnols ont massacré les Indiens et que les Anglais les ont dispersés, les Français les ont épousés», disait l’historien américain Francis Parkman qui résume parfaitement bien l’histoire du continent. Dans l’extraordinaire livre Naissance d’une population, que tous les Québécois devraient lire au moins une fois dans leur vie pour connaître l’histoire de leur famille et de leur peuple, on a analysé tous les actes de l’État civil depuis le début de la colonie.  Si les chercheurs n’ont pas pu déterminer avec précision l’apport du sang français chez les autochtones «ils disent pouvoir avancer quand même que les Indiens du Québec sont en majorité métissés et qu’ils pourraient souvent avoir plus de cinquante pour cent de sang français.  Certains “Indiens” sont à quatre-vingts pour cent français.»  (…)

“While the Spanish massacred the Indians and the English dispersed them, the French married them,” said American historian Francis Parkman, who sums up the history of the continent perfectly.  In the extraordinary book (Birth of a population), which all Quebecers should read at least once in their life to know the history of their family and their people, all the civil status registrations from the start of the colony were analyzed.  If the researchers could not precisely determine the contribution of French blood to the natives “they say they can still say that the Indians of Quebec are mostly mixed and that they could often have more than fifty percent French blood.  Some “Indians” are eighty percent French.” (…)

«Les chercheurs expliquent que les coureurs des bois du début de la colonie rentraient rarement dans le rang de la société urbanisée établie et ils produisaient une descendance métissée qui rejoignait presque toujours dans la société autochtone».  Mieux que ça, c’est ce métissage qui aurait permis aux Indiens de survivre.  «Le professeur Charbonneau dit par conséquent constater, sans vouloir juger, que, sans ce métissage, les Indiens actuels, seraient tous disparus.  C’est paradoxalement à cause de ce métissage, signale-t-il, que les Indiens ont pu se donner les anticorps leur permettant de se protéger contre les maladies portées par les Français.»  (La Presse, Jean-Pierre Bonhomme, 21 septembre 1990)

“The researchers explain that the coureurs des bois  at the beginning of the colony rarely entered the ranks of established urban society and they produced mixed-race descendants who almost always joined in aboriginal society”.  Better than that, it is this crossbreeding that allowed the Indians to survive.  “Professor Charbonneau therefore says to note, without wishing to judge, that, without this interbreeding, the current Indians would have all disappeared.  It is paradoxically because of this crossbreeding, he points out, that the Indians were able to give themselves the antibodies allowing them to protect themselves against the diseases carried by the French.”  (La Presse, Jean-Pierre Bonhomme, September 21, 1990)

Si les épidémies amenées par les Blancs en Amérique sont reponsables pour une bonne part de la mort de millions d’Indiens en Amérique, au Canada, le métissage avec les Français aura permis à “nos” Indiens de survivre.  Voilà qui contredit tout le discours sur l’extermination des Indiens par les épidémies.  Discours vrai dans le reste du continent mais faux ici.

If the epidemics brought by the Whites in America are responsible for a good part of the deaths of millions of Indians in America; in Canada, the interbreeding with the French allowed “our” Indians to survive.  This contradicts all the talk about the extermination of Indians by epidemics.  True in the rest of the continent, but not true here.

Pendant la crise d’Oka, on voyait défiler les Indiens du Canada avec des noms bien français:  Gabriel, Montour, Jacob, Lafleur, Delisle, Dionne, Antoine, Pelletier, Leclair, Etienne, Blondin.  À la même époque où l’on crachait sur les Québécois d’un océan à l’autre, trois des six candidats à la grande chefferie canadienne avaient des noms français: Bill Montour, Phil Fontaine, and the winner  Ovide Mercredi, dont le grand-père était canadien-français.

During the Oka crisis, we saw the Indians of Canada parade by with very French names:  Gabriel, Montour, Jacob, Lafleur, Delisle, Dionne, Antoine, Pelletier, Leclair, Etienne, Blondin.  At the same time that Quebecers were spat upon from coast to coast, three of the six candidates for Grand Chief had French names:  Bill Montour, Phil Fontaine, and the winner, Ovide Mercredi, whose grandfather was a French Canadian.

«En milieu urbain, comme à Wendake, Kanesatake, Kahnawake et Akwesasne, c’est tellement métissé qu’il n’y a plus de différence entre Indiens et Métis.» dit Luc Lacroix, adjoint exécutif de l’Alliance autochtone du Québec.  (Monique Giguère, Le Soleil, 4 octobre 2003)

“In urban areas, such as Wendake, Kanesatake, Kahnawake and Akwesasne, it is so mixed that there is no longer any difference between Indians and Métis,” said Luc Lacroix, executive assistant of the Native Alliance of Quebec.  (Monique Giguère, Le Soleil, October 4, 2003)

En 1991, Max Oné-Onti Gros-Louis, dont les quelques ancêtres hurons ont été sauvés de l’holocauste par les Jésuites français, avait causé un petit scandale en déclarant à la télé française, le 22 janvier 1991, que les Indiens avaient été victimes d’un génocide planifié.  Pendant la campagne électorale de 2006, sa fille était candidate libérale.  Elle parlait de “son peuple”.  Pas le Canadien.  Le Huron.  La farce!  Selon un généalogiste, «Max Gros-Louis est mathématiquement d’origine française à plus de 95%, conclut M. Théberge.  On peut dire que Konrad Sioui a 80% de sang québécois».  (Le Soleil, 26 janvier 1991, Michel David)

In 1991, Max Oné-Onti Gros-Louis, whose few Huron ancestors were saved from the holocaust by the French Jesuits, caused a little scandal by declaring on French TV, on January 22, 1991, that the Indians had been victims of a planned genocide.  During the 2006 election campaign, his daughter was a Liberal candidate.  She spoke of “her people”.  Not the Canadiens.  The Hurons.  What a joke!  According to a genealogist, “Max Gros-Louis is mathematically more than 95% of French origin,” concludes Mr. Théberge.  You could say that Konrad Sioui has 80% Quebec blood”.  (Le Soleil, January 26, 1991, Michel David)

Ceux qui ont vu les cheveux roux de Konrad Sioui, le chef actuel, se demandent bien pourquoi son 4X4 est exempté de taxes.  À partir du moment où la population indienne est à 50% française, tout leur discours sur le «pays de leurs ancêtres» qu’on leur a volé ne tient plus la route.  D’autant plus que géographiquement il ne tient pas non plus.

Those who have seen the red hair of Konrad Sioui, the current Chief, wonder why his 4X4 is exempt from taxes.  The moment the Indian population is 50% French, all their talk about the “country of their ancestors” that was stolen from them no longer holds water.  Especially since it doesn’t hold water geographically, either.

La terre d’origine

The Land of Origin

Les Mohawks alias les Iroquois, la plus grosse tribu (15,558 individus), viennent de l’État de New York; le siège social des Six nations était près de Syracuse.

A voir:  documentation.

The Mohawks aka the Iroquois, the largest tribe (15,558 individuals), come from New York State; the headquarters of the Six Nations was near Syracuse.

See:  Documentation.

Les Hurons (2 881) viennent de la Baie Georgienne, en Ontario.  Ils étaient une trentaine de milliers.  Massacrés par les Iroquois, quelques centaines ont été sauvés de l’holocauste par les Jésuites qui les ont ramenés à l’Ile d’Orléans en 1649.  Même là, les Iroquois ont retonti pour les achever.  Ils ont finalement été envoyés à la Jeune Lorette en 1697, leur “ terre ancestrale” mon œil …

The Hurons (2,881) are from Georgian Bay, Ontario.  They were about thirty thousands.  Massacred by the Iroquois, a few hundred were saved from the holocaust by the Jesuits who brought them back to the Isle of Orleans in 1649.  Even there, the Iroquois went back to finish them off.  They were finally sent to Jeune Lorette in 1697, their “ancestral land” my eye …

Les Micmacs (4 606), autour de la Baie des Chaleurs, viennent «de l’Ile du Prince-Édouard, l’Ile du Cap-Breton, la Nouvelle-Écosse et le nord du Nouveau-Brunswick» (Synthèse Canada-Québec, p. 16, 1977)

The Micmacs (4,606), around Baie des Chaleurs, come “from Prince Edward Island, Cape Breton Island, Nova Scotia and northern New Brunswick” (Canada-Quebec Synthesis, p. 16, 1977)

Les Inuits (9 397) viennent du Grand nord.  Puis avant d’Asie évidemment.

The Inuit (9,397) come from the far north.  Then before that, from Asia, of course.

Les Cris viennent autant de l’Ontario que du Québec.  «Au moment de la signature de l’Accord de la Baie James et du Nord québécois, en 1975, les Cris n’étaient que 5 000.  Aujourd’hui, ils sont près de 12 000.  La Commission de la santé et des services sociaux y est pour quelque chose».  (La Presse, 28 avril 1994 Henri L. Comte)  Au dernier décompte, ils étaient rendus à 15 000.  Faut voir comment vivre leurs frères ontariens de l’autre coté de la Baie pour voir comment la vie des autochtones est difficile au Canada …

The Crees come from both Ontario and Quebec.  “When the James Bay and Northern Quebec Agreement was signed in 1975, there were only 5,000 Crees.  Today, there are almost 12,000.  The Commission de la santé et des services (Health and Social Services Commission) has something to do with it”.  (La Presse, April 28, 1994, Henri L. Comte)  At last count, they had reached 15,000.  We have to see how their Ontario brothers live on the other side of the Bay to see how difficult the life of native people is in Canada …

Les Algonquins (8 471) sont peut-être les plus autochtones de nos autochtones.  Nos vrais Indiens ici depuis toujours, mais ils sont aussi métissés.  Malheureusement ce sont les plus pauvres de nos Indiens.  Et je ne suis pas le premier à le déplorer.  Parlez-en à Richard Desjardins.

The Algonquins (8,471) are perhaps the most indigenous of our natives.  Our real Indians have always been here, but they are also mixed.  Unfortunately, they are the poorest of our Indians.  And I am not the first to deplore it.  Talk to Richard Desjardins.

Les Attikameks Montagnais, alias les Innus (14 492) réclament environ un million et quart de km2 du territoire au Québec, en gros les trois-quarts.  Le hic c’est qu’ils viennent de l’Ontario et n’ont aucun droit historique sur le Québec.  En 1996, un rapport d’experts concluait «que les peuples attikameks et montagnais ont été entièrement éliminés depuis 300 ans à la suite d’épidémies et de guerres sanglantes avec les Iroquois.  En conséquence, les Attikameks et Montagnais du Québec trouveraient plutôt leur origine par l’arrivée d’Amérindiens venus du nord de l’Ontario.»  (Le Soleil, Annie St-Pierre, 14-3-96)

The Montagnais Attikameks, alias the Innu (14,492) claim about one and a quarter million km2 of territory in Quebec, roughly three-quarters.  The catch is that they come from Ontario and have no historic rights over Quebec.  In 1996, an expert report concluded “that the Attikamek and Montagnais peoples were completely wiped out for 300 years following epidemics and bloody wars with the Iroquois.  Consequently, the Attikameks and Montagnais of Quebec rather find their origin in the arrival of Amerindians coming from the north of Ontario.”  (Le Soleil, Annie St-Pierre, 14-3-96)

Voilà pour les droits ancestraux des Indiens.

So much for the ancestral rights of Indians.

Combien y’avait-il d’Indiens en tout et partout au Québec en 1534?  Très peu.  (Emphasis added.)

How many Indians were there in all and everywhere in Quebec in 1534?  Very few.  (Emphasis added.)

À Hochelaga, sur le site de Montréal, Cartier visita un village iroquoien fortifié d’une triple palissade en milieu des champs de blé d’Inde et abritant environ 1 500 habitants.  Celui de Stadaconé près de Québec en comptait près de 600.  On estime à au moins 20 000 habitants la population huronne.  La confédération iroquoise regroupait autant d’habitants que la confédération huronne.»  (Denys Delâge, Le pays renversé, P. 97, 1991)

“In Hochelaga, on the site of Montreal, Cartier visited an Iroquoian village fortified by a triple palisade in the middle of corn fields and sheltering approximately 1,500 inhabitants.  The village of Stadaconé near Quebec had nearly 600.  The Huron population is estimated to have been at least 20,000.  The Iroquois Confederacy had as many inhabitants as the Huron Confederacy.”  (Denys Delage, The Overturned Country, P. 97, 1991)

Sur 12 générations, un Tremblay d’Amérique a 2 048 ancêtres venus de France, 1 024 sont nés ici en Nouvelle-France au 17e siècle.  Il y a 350 millions de Nord-Américains.  Très peu, pour ne pas dire personne à part quelques Cheyennes, peuvent prétendre avoir 1 024 ancêtres nés en Amérique du Nord au 17e siècle.  Bref, on est chez nous ici comme personne d’autres sur ce continent.  Il faut un méchant culot pour nous traiter d’étrangers sur les terres qu’on a désouchées une par une, à l’huile de bras.

Over 12 generations, a Tremblay in America has 2,048 ancestors from France, 1,024 were born here in New France in the 17th century.  There are 350 million North Americans.  Very few, if any except a few Cheyennes, can claim to have 1,024 ancestors born in North America in the 17th century.  In short, we are at home here like no one else on this continent.  It takes raw cheek to call us foreigners on the land that we opened up, with elbow grease.

La prochaine fois qu’un Indien vous dira que ses ancêtres étaient ici avant les vôtres, demandez-lui combien il a d’ancêtres nés sur le territoire du Québec au 17e siècle.  Il y a de fortes chances que ceux qu’il va nommer soient les mêmes que les vôtres:  des Tremblay d’Amérique.

The next time an Indian tells you that his ancestors were here before yours, ask him how many ancestors he had who were born in Quebec in the 17th century.  Chances are, the ones he’s going to name are the same as yours:  The Tremblays of America.